Preview NBA - Conference Ouest
Écrit par Norbert Nacelle, s.a.r.l.   
 
le 14-11-2008 18:55
Il était une fois dans l'ouest, un univers impitoyable, avec des places qui valent chers. Pas de pitié pour les Texans ; le Jazz, les Wolves et les truands. Redoutable à conquérir, d'une densité de talents et de jeu probablement jamais atteints, même dans la conférence Est des années 90, il se peut que l'ouest se surpasse encore cette année. On pensait avoir frisé des sommets de compétitivité l'année passée, et bien on se trompait. La course aux Play-offs démarre dés maintenant. Il vaudra mieux éviter de perdre 3 matchs de suite si on veut s'éviter des courses poursuites épuisantes. Once upon a time in the west : Preview NBA, deuxième volet.

15 équipes pour 8 places.
Bon....qui veut tenir les paris ? Qui peut nous donner les 8 chanceux qui vont se rentrer dedans dés le mois d'avril prochain ? Pas simple. Car même si certaines valeurs sûres sont d'ores et déjà assurées d'un strapontin - encore qu'elles n'ont pas intérêt à baisser leur garde un seul match - il va falloir surveiller de 
prêts trois ou quatre squads judicieusement modifiés ou rajeunis mais avec le trait commun d'avoir les dents longues.
Analysons les forces en présence, et pour tenter de vous donner les 8, et dans l'ordre s'il vous plait, commençons d'entrée à écarter ceux qui ne seront pas concernés.

Seattle Sup...heu, Oklahoma City Thunder. Excusez-moi, mais je ne m'y ferai pas. Green, Durant, Westbrook. Ils ont 20 ans et portent l'avenir de la franchise.Trop frêles pour faire belle figure. Et puis ce déménagement malhabile, ces nouveaux maillots dégueux, ce logo de fromage d'Auvergne affiné sur photoshop, c'en est trop d'un coup. Alors chuuuuut, faites pas trop de bruit, gagnez vos 20 matchs et à l'année prochaine.
Memphis Grizzlies. Ils vont encore souffrir. Contraints d'accueillir OJ Mayo (bète de foire mais capable d'affoler les compteurs dans ses bons jours), les gars du Tennessee vont en chier. Moins que l'an passé (l'éclosion de Gasol junior sera un vrai vent de fraîcheur pour cette équipe) mais pas plus de 20 matchs gagnés au final. En pleine refondation.

Sacramento Kings. Que reste-t-il du diamant collectif de 2002 ? Rien. Cette fois, les Californiens partent totalement de zéro. Artest parti, c'est à Kevin Martin de diriger l'équipe. C'est un arrière de qualité, auteur d'une dernière saison magnifique, mais qui n'a pas (encore ?) les épaules pour remonter la franchise. Une longue période de reconstruction commence, après l'échec du rebond espéré autour de Ron Ron.
Golden State Warriors. Le départ du Baron sera terrible à encaisser. Ce n'est pas qu'un joueur qui est parti, mais l'âme entière d'une franchise, celle de l'équipe qui a historiquement terrassé le n°1 de la saison régulière 2006-2007 dans une salle à 120 décibels. Avec un seul intérieur pour quatre lièvres autour au programme, les gars de la baie de San Francisco vont encore beaucoup courir et scorer certes, mais on a réellement le sentiment que quelque chose s'est cassé. L'année s'annonce difficile. Un 28-54 triste et 
décourageant est en vue.
Minesota Timberwolves. Vous me direz, c'est facile. Cette franchise, sans Garnett, n'a jamais rien fait. Seulement là, Kevin Mc Hale a parfaitement su sauter sur l'opportunité que son 3eme tour de draft lui a procuré : sélection d'OJ Mayo, immédiatement envoyé chez les Grizzlies contre Kevin Love et le sous-estimé Mike Miller. Résultat ? Un 5 de départ prometteur, qui donne la bave aux lèvres et qui va scalper quelques têtes au Target Center. La raquette gardée par Al Jefferson et Kevin Love (un blaze à jouer dans Newport Beach ou au Lokomotiv Moscou) fait de cette doublette complémentaire une arme de poids. Equipe à suivre, peut-être en train de décoller. Un 30-52 est à leur portée.

Les outsiders :
Portland Trailblazers. Achtung Baby. Jarid Blayless a fait une pré-saison de folie, Brandon Roy a montré qu'il était doué et qu'il avait les roupettes pour diriger son équipe, La Marcus Aldridge est une valeur sûre et à deux chiffres. Ajoutez à cela Rudy Fernandez (un tueur), Nicolas Batum, Travis Outlaw, et, si personne ne le frôle de la saison, Greg Oden, LE pivot qu'on dit d'avenir (depuis 1 an et demi...). Alors il est fragile, certes. Mais en état de marche, même s'il n'est que la moitié ce celui qu'on attend, il contrôlera le cercle très haut.
Dallas Mavericks.
L'équipe a encore trois bonnes années de thérapie collective à suivre. L'arrivée d'un Kidd peu influant, le départ d'Avery Johnson, et le traumatisme de 2007 concordent tous vers une issue inéluctable : Nowitzki ne remportera jamais le titre. Et peut-être même pas de play-offs cette année... Pari osé, au vu des très bons joueurs alignés (Terry et Howard sont d'excellents basketteurs), mais cette équipe est en danger, car le ressort mental a explosé.
LA Clippers : On a envie d'y croire. On a envie de se dire que les signatures du Baron et de Camby vont compléter à merveille les déjà valeurs sûres Thornton et Kaman. Seulement tout s'est effondré le jour où Elton Brand s'est taillé avec les billets à Philly. Un coup au moral de Baron Davis - qui envisageait une doublette prometteuse avec le fuyard - et de toute l'équipe. Avec tous ces changements, le début de saison risque d'être poussif, pour ne pas dire raté. Et comme la concurrence sera impitoyable, la saison entière risque d'y passer. Plus que jamais dans l'ombre de Lakers archi-favoris, il y aura encore moins de place et de pitié pour d'infâmes losers qui ont eu le culot inconsidéré se renforcer.
Denver Nuggets.
Il y a trois semaines, je les aurai presque rangé dans la catégorie des under-achievers, mais l'envoi d'Allen Iverson à Detroit contre Chauncey Billups et Antonio Mc Dyess a rééquilibré les choses. Mois de vitesse, certes, mais un peu plus de cervelle, beaucoup de clutch, de la polyvalence et du poids. Ce trade a surtout le mérite de briser l'improductive hydre à deux têtes qu'AI et Anthony constituait au détriment du reste de l'équipe. Ca bouffera moins de ballons. Il vaudrait néanmoins mieux pour les Nuggets que ca marche dés maintenant, parce que les 4 ans de contrat d'un Billups à 32 ans risquent de peser lourd longtemps.
Phoenix Suns.  Le momentum ludique de cette équipe est passé. L'âge avancé des cadres (Nash, Hill et Shaq ont 36 ans de moyenne) va clairement se ressentir, surtout quand une partie de l'équipe (Barbosa, Bell, Stoudamire) voudra jouer plus vite que la musique. La qualité et l'expérience des joueurs leur assurera une place dans les huit, mais les play-offs seront torturés et brefs, la faute à un trop large fossé générationnel.


Restent les favoris. Tous les ceux qui vont mettre tout le monde d'accord. Voici en exclusivité KOLB, depuis les écuries Auteuil, le quinté + et dans le désordre. A vous Cognac-Jay.

Une canne, Tony, et Pop Addict.
Les Spurs. La méthode, la force de l'âge, les fondamentaux de Duncan, les 3 points de tous les recoins. Ca fait 10 ans que ca dure. Mais la Dame est désormais agée. Elle fera ainsi le strict minimum en saison régulière, puis, dés les beaux jours et les premières sorties du mois de mai, une fois qu'on tentera de lui gauler son sac, elle sortira sa bombe lacrymogène et fessera les insolents à coups de canne dans le cul. C'est une année impaire, ce qui double les chances de la franchise d'aller au bout. Discours banal et habituel quoi. zzzzzzzzz....... Mais bon, méfiez-vous, et faites confiance à une vieille pute pour toujours trouver un truc qui fera bander le puceau....A part ça, Tony Parker va exploser. C'est dit. C'est son année. Avec un Ginobili out jusqu'à décembre, c'est plus qu'une nécessité. San Antonio dans le dernier carré, c'est du quasi assuré, au moins une dernière fois, même si la tâche s'avère ardue et perilleuse. Bref, un challenge que Pop et ses boys adorent relever.

"Houston, on a un problème".
Oui, je sais, c'est tout les ans la même salade, un 5 de malade, un vrai pivot, une série d'anthologie, des blessures, un premier tour, et la porte. Sauf que cette année, les Rockets ont fait tapis. Avec un atout brûlant dans les pognes. Bastonneur, scoreur, déménageur, super défenseur, tête de con....On le prénomme Ron-Ron. Artest débarque à Houston. Il manquait un Bad Boy à cette équipe pour réellement être considérée. C'est chose faite. Bien sûr, les deux leaders de cette équipe restent fragiles - mais j'objecterai en disant que Ron-Ron sera justement là pour compenser. Bien sûr, Artest peut couler une bièle à n'importe quel moment de la saison - mais j'objecterai en disant que je crois naïvement en la sagesse et qu'à 30 ballets, quand on signe dans une équipe aussi bien huilée, c'est pour espérer gagner un titre et contribuer collectivement à cet objectif. Houston favori ? Oui. Et plutôt deux fois qu'une.

Boozer beater.
Jeu de mots pourri mais 100 % assumé pour enchaîner sur les Utah Jazz.
Seuls les Lakers peuvent se vanter d'avoir autant de joueurs justes à autant de postes. Un meneur merveilleux et sous-côté, un power digne héritier de Karl Malone, un Russe à tout faire, un rookie qui a su faire oublier Greg Oden à Ohio State, des jeunes qui dépotent, un shooter à 3 points névrotique et précis, un jeu excitant, et un coach exemplaire qu'on aimerait tous avoir comme Tonton. Une équipe qui met moins de 10 ans à se défaire du poids immense de la plus belle histoire sportive de la franchise est incontestablement à prendre au sérieux.

David, Chris, Paul et les autres.
Chris Paul est en train de réécrire l'histoire, en se contentant de jouer fluide, juste, et d'appliquer mécaniquement le didacticiel imparable du pick'n'roll. Ce gosse souriant est inssaisissable, il jouerait dans les horties avec la même aisance et la même folie ; et sa facilité balle en main pousse son équipe entière des Hornets à toujours mieux faire. Une preuve ? Peja Stojakovic a effacé son air-ball de 2002 de sa mémoire. Avec son accolyte David West, le swingant Tyson Chandler et l'arrivée ultra-précieuse de James Posey en vue des Play-offs, cette équipe est clairement imprévisible. Une ascension qui, à l'image de la courbe de progression de son meneur de jeu, est aussi effrayante qu'impredictible. Danger.

LA Lakers.
Les favoris, ce sont eux. Ils ont tout. Absolument tout. Les joueurs, le coach, le momentum, et Kobe. Surtout Kobe en fait. C'est de lui que viendra le succès... ou la branlée. De sa capacité à rester calme, collectif, et à remobiliser quand Odom ou Gasol se font bouger. Balayés en intensité lors de la finale de juin dernier, LA va vouloir se racheter. Encore en rôdage au printemps dernier à cause du trade tardif de Gasol et de la blessure d'Andrew Bynum, le triangle offensif sera cette fois-ci l'arme absolue de la ligue. Si Kobe se canalise et trouve le parfait équilibre entre soliste et altruisme, personne, absolument personne ne pourra les arrêter.

Le champion NBA se cache parmi ces 5 animaux là. J'irai même plus loin en disant qu'il se trouve parmi les 8 qui suivent. Ouais. Carrément. J'en mets mes ongles à couper. 

1 - LA Lakers 61-21
2 - Houton Rockets 58-24
3 - Utah Jazz 56-26
4 - NO Hornets 57-25
5 - Phoenix Suns 56-26
6 - San Antonio Spurs 51-31
7 - Portland Trailblazers 50-32
8 - Dallas Mavericks 49-33
Publié dans : La Buvette, - Le Bar des Sports

Commentaires utilisateurs (2) Fil RSS des commentaires
Posté le Beckhamescu, le 17-11-2008 20:21,
Si tu mets un commentaire sur mon article sur La Casa, je t'en mets un de malade ici et je lance le débat.
 

Posté le El Funcionario, le 18-11-2008 01:04,
Dommage, les Celtics feront le doublé. 
 
Et la conf ouest de 96, elle n'était pas là pour vendre du muguet non plus.
 

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