
"Anything is Possible"
Kevin Garnett pleurait comme un gosse. Boston venait de terrasser LA et les mauvaises langues qui les voyaient trop vieux et pas assez entourés.
Une intensité apocalyptique, une cohésion rare, où chaque joueur a porté le relais sur la distance qui était sienne pour l'offrir au suivant
dans des conditions idéales. Résultat : Rondo a impressionné, Pierce a scoré, Garnett a rameuté, Allen a réssuscité, Perkins a bloqué, Posey a colmaté.....L'équipe s'est faite toute seule et en un claquement de doigt, au cours d'une saison de rêve à peine remise en cause par 2 premiers tours de Play-offs
arrachés en 7 matchs. Cette équipe a les moyens de faire coup double, à 2 conditions : 1 - remplacer les compartiments de jeu que Posey ne complètera plus, et ils sont nombreux. Parti à la Nouvelle-Orléans, James et ses sorties de banc manqueront cruellement. A contratio, on peut compter sur une implication et une progression encore plus fortes de Rajon Rondo. Ce p'tit gars a des cojones et peut combler une partie des points que Posey ne mettra plus. 2 - et c'est peut-être le plus gros enjeu : jouer avec la même intensité que l'an dernier.
Les Celtics seront attendus. Tout le monde voudra leur scalp, et maintenant que le titre est acquis pour le Big Three, le risque est de se conforter dans l'idée que le public connaisseur et exigeant du Garden sera plus indulgent vu que la mission a été accomplie avec 1 année d'avance.
Le premier match de la saison a rassuré les fans : la deuxème mi-temps des Verts a bien montré que le coeur et les tripes étaient encore à vif.
Une saison à 60 victoires paraît raisonnable. Et finale de conférence minimum exigée, vu que la concurrence sera encore bien tendre.
A l'Est, rien de nouveau. Ou presque.
La concurrence, justement. Qui pour contester Boston dans cette conférence de fins de série ? Les Pistons vieillissent. Le jeu collectif est toujours là, les 55 victoires sont comme déjà acquises (ca fait 6 ans que ca dure). Et c'est bien ça le problème. Après 3 finales de conférence perdues lamentablement, un trade - autre que celui du coach - paraissait inévitable. Les Pistons ont donc récupéré Iverson, exilé dans les Rocheuses, afin de booster leur attaque devenue trop prévisible au fil des ans. Stuckey, Afflalo, Maxell et Amir Johnson grignottent des minutes et semblent de moins en moins respecter les statistiques routinières des cadres. Et quand on voit les perfs en chute libre du Sheed', il y a de quoi. Gentleman Joe l'a dit : plus personne
n'est indicutable dans le 5, et les meilleurs joueront.
Concurrence toujours, les Sixers ont sorti la planche à billets. Iguodala a eu son 13 eme mois et se trimballe désormais la fiche de paye d'un franchise player. A-t-il de quoi tenir ce rang ? Possible, quand on connaît ses qualités de scoreurs et d'explosivité. Mais le pari était risqué... jusqu'à ce qu'Elton Brand
ne rapplique. Gros transfert de l'été, Elton arive à Philly avec l'envie de jouer les Play-offs, chose qui ne lui est pas arrivé souvent dans sa vie. Avec Thadeus Young, Andre Miller et Samuel Dalembert, cette équipe a de quoi emmerder du monde et présente clairement des ambitions de demi-finaliste de conf minimum. Dans leurs cordes.
A côté de cà, on retrouve Cleveland. Sa star isolée, ses transferts hedomadaires qui capotent, ses 50 vicoires par saisons, la fessée du mois de mai infligée à la capitale. Bref, le désormais habituel sentiment de frustration, que l'arrivée d'un vrai meneur-scoreur qu'est Williams ne semble pas encore contrarier.

Cette saison sera très probablement la dernière que Lebron James tolèrera. Si elle s'achève une nouvelle fois en demi-finale à l'Est, la révolution débutera
chez les Cavaliers. La révolution, elle pointe peut-être le bout de son nez à Chicago justement. En dents de scie depuis 3 ans, la ligne de vie de cette équipe a peut-être choppé ce qu'il y avait de mieux pour se stabiliser vers le haut : un meneur de jeu à gros volume, voué au développement durable. Derrick Rose arrive en premier choix chatteux de la draft et met déjà Kirk Hinrich sur le banc, dés le premier match : tout bénef. Les Bulls gagnent, Luol Deng retrouve son jeu, et le banc est désormais à prendre très au sérieux. Avec Ben Gordon, Noah (et Hinrich donc), c'est une besace à 20 ou 30 points qui pourra combler les trous d'air du 5 de départ.
Un 5 où Nocioni peut enfin exploser.Les Bulls ont les moyens de bien figurer cette année. C'est justement pour ça qu'ils peuvent tout faire foirer.
Sea, Sex and Sun.
Pour un peu de jeu flashy et sexy, c'est en Floride qu'il faudra se tourner. Le Magic comptera plus que jamais sur Dwight "pousse-toi de là" Howard. Lewis encaisse trop de dividendes pour qu'Orlando ne prétende pouvoir signer des back-ups dignes de ce nom permettant à cette équipe d'exister en play-offs, et c'est bien dommage.
L'arrivée de Pietrus fera néanmoins du bien à tout le monde. Des points et de la défense pour Orlando, et des victoires pour le Français. Un 52-30 pend au nez de la franchise, tout ça pour un deuxième tour de play-offs au mieux.
En face, Miami a sorti la carte tomar et gros scoreur. En recrutant Beasley, le Heat a mis ses panneaux en danger et s'est armé d'un Power à la Kemp (20 pts-10 rbds) qui épaulera Wade et Marion dans le scoring. Il y aura peu de défense dans cette équipe, qui va redonner sa chance au miraculé Livingston. Le genou retapé, le gars veut jouer. Un meneur élégant, longiligne, complet qui trouvera du temps de jeu sans problème. Il manque cruellement un pivot et du banc à cette équipe pour faire peur. Ceci-dit, si Beasley sait se tenir hors du parquet (et à Miami, c'est pas gagné), le Heat peut se battre pour une 8eme place en fin d'année. Une huitième place qui va justement encore se jouer à la roulette. Des Hawks plaisants, des Wizards décimés, des Raptors solides à l'intérieur (Jermaine, es-tu là ?) et des Bucks pas si dégueux sur la feuille, qui vont se bagarrer pour le graal et exciter un peu une conférence en sommeil depuis trop longtemps.
On comptera sur les Knicks pour la curiosité (Zach Randolph coaché par D'Antoni, ca peut être loufoque), sur les Nets pour du baby basket (ne me demandez pas les noms du 5 de départ, à part Vince Carter, les autres sont venus au monde quand Jordan gagnait son premier trophée - ou presque) sur Beasley pour les gardes à vue, et sur Arenas pour l'ouvrir en grand, à défaut de gagner des matchs.
Le classement final 2008-09, tout en prémonition officielle, et lu dans le Picon :
1 - Boston 60-22
2 - Detroit 55-27
3 - Cleveland 54-28
4 - Orlando 52-30
5 - Philly 49-33
6 - Chicago 46-36
7 - Toronto 41-41
8 - Atlanta 38-44
La conférence ouest étant un vrai casse-tête bien corsé, celle-ci vous sera livrée un peu plus tard. En vous remerciant.