Depuis le début du Tour, il y en a eu beaucoup pour Lance Armstrong. Surtout pour lui. Et même trop, malgré ses, pour le moment, excellentes performances. A contrario, au bilan comptable, Mark Cavendish lui dame le pion. Sans que cela ne souffre d’aucune contestation. L’anglais règne sur le sprint mondial. Et cela n’est qu’un début. Aussi bien pour ces trois semaines juilletistes que pour les années à venir. Portrait de la fusée britannique, au fil de la cinquième étape, le Cap d’Agde-Perpignan.
La petite Reine est chez les Princes. Joli clin d’œil pour un départ. Départ princier certes, mais on est toujours loin de la quiétude d’un salon monégasque dans les rangs du tour de France… Malgré tous les efforts (entiers ?) des instances dirigeantes, le cyclisme ne sort toujours pas de son marasme, si ce n’est pour alimenter les discussions de comptoir sans fond et sans fin sur ces chaudières à roulettes. Et c’est ainsi que partira ce 96ème étape, entre faux espoirs et vraies raisons de se réjouir. Une épreuve tellement atypique et sujette aux grands discours que KOLB ne pouvait passer au côté de l’événement. Désormais plus affuté, Kickofflebidon devient Kickoffladope. Avec toujours plus de mordant. Allez hop, en selle.
Et voilà, la Grande Boucle touche à sa fin. Après trois semaines de pérégrinations à travers nos contrées, de lutte acharnée et de rebondissements. Des mots qui sont encore d’actualité à seulement trois jours de l’arrivée sur les Champs Elysées. Car la lutte pour la victoire finale va faire rage, principalement samedi, sur le chrono de Saint Amand Montrond. Les grimpeurs ayant pris un léger avantage, aux rouleurs d’inverser la tendance. Dans un dernier effort, KOLB remet le grand braquet et se lance à la conquête de la tunique dorée. Même si le résultat est vain, nous aurons fait honneur à nos couleurs. Et surtout, nous serons d’attaque pour reprendre la saison du ballon rond…
Tout doucement, la fin approche. Le peloton du Tour poursuit sa route, baton de pélérin à guidon, contre vents et marées. Après deux semaines à peu près tranquilles, l’inévitable scandale de juillet a fini par surgir. Sous les traits d’un jeune blondinet au verbe haut, et à l’estime de soi bien basse. Ricco et ses frères passent leur Tour, deux balles dans le buffet. But the Show must go on. A défaut d’être crédible, la fin du Tour s’avère indécise. Mais la fête est déjà gâchée. Messieurs les coureurs, à vous de remettre les choses dans l’ordre…