Tous à la douche !
Écrit par Steph Hanstastic & Jo Wilfried Mulao   
 
le 25-04-2008 13:31
Parce qu'un jour ou l'autre, Pascal Sevran nous lira, nous nous devions de parler de la bite des noirs. Et comme nous sommes des journalistes pleins de ressources, nous avons trouvé le sujet idéal pour ramener à nous le lectorat gay friendly, sans pour autant nous éloigner de notre sujet de prédilection : Des footballeurs nus sous les douches. Entre historique farfelu et vraies-fausses affirmations, KOLB vient vous passer la savonnette dans le dos et vous conter de fabuleuses histoires de garçons sous les douches.

Les disciples du pommeau

Tout d’abord, un rappel historique s’impose. Il y a très longtemps, à une époque où on avait encore le sens de la morale et du savoir vivre, nos ancêtres jouaient au football en ignorant tout des usages de la douche. La sueur permettait alors de faire couler la crasse et le grand air de faire régénerer les cellules de la peau. Malheureusement, les hygiénistes s'en sont mêlés et ont imposé à tous les sportifs l'usage de l'eau. Tous ? Non, les valeureux gaulois du petit village de RMC continuent vaillament la lutte contre le lobby aquaphile, seul contre tous, préférant l'anis à l'eau, la crasse à la classe. Ailleurs, l'ensemble de la planète football est désormais conquis. Que ce soit après un match ou un simple entraînement, on se doit de passer sous la douche. Des plus jeunes aux pros, de Laval à Rio, un pour tous et tous se rincent.


A l'enfance, avant même d'apprendre à faire un contrôle ou à porter une gourmette, le footballeur se doit d'assimiler l'art du lavage. Du savon de Marseille à l’huile d’olive au gel douche parfum gingembre-noix de coco, des générations de footballeurs connaîtront ainsi les joies du lavage collectif et de la vapeur sur les miroirs - peut-être même pour certains le souffle chaud et rassurant d'un entraîneur moustachu sur la nuque. Mais rien de tout ceci n'est pas obligatoire, sans quoi Brian Le Cap serait devenu un des meilleurs joueurs pro de sa génération. Par ce passage obligé sous les douches collectives, des millions de jeunes garçons vont se façonner un caractère en béton entre deux rinçages. Car on a affaire ici à une de ces 4x2 voies qui mènent à l’émancipation. A six ans, le bel âge, il faut apprendre à s’habituer aux joies du débarbouillage collectif. Et tous ces petits jeux à la con qui l’accompagnent : fouettage à la serviette, coupure d'eau chaude, bataille de boue… Des jeux qui ravissent les canailles et n’accordent que peu de répit aux faibles caractères. Surtout, ce rituel permet de lever les inhibitions : tombe la chasuble, et à toi de te faire ta place, jeune Apollon ! Car si tu veux rester dans le milieu du foot, il va falloir montrer tes atouts... Ainsi la douche d'après-football pemet à certains de se découvrir une sexualité refoulée, de façon bien plus efficace qu'en écoutant Patrick Juvet ou en lisant les aventures de Rahan. D'autant qu'avec la disparition du service militaire, les occasions de faire des concours de bite sont devenues plus rares. Ce serait dommage de perdre une si noble tradition, non ?


Si la douche est donc une obligation, elle n'est pas ritualisée de la même manière, partout dans le monde. En Angleterre dans le pays du raffinement et du savoir vivre footbalistique, tous ces messieurs se doivent de ressortir hyper clean passés leurs ébats gymniques quelque part au fin fond du Sussex. Chose pratique, la douche anglaise permet d’entamer le buffet d’après match : préparer son thé tout en se lavant les oreilles ou faire cuire sa viande en se passant le gant de crin; tout ça est possible grâce à l’eau chaude. Nos amis d’outre manche sont décidément habiles pour joindre l’utile à l’agréable. De plus, coté écossais, on n’est jamais à courts d’idées. On récupère l’eau de pluie les jours de sale temps (c’est à dire quotidiennement), que l’on fait chauffer à la ferveur populaire durant le match. Pas de petits profits du coté de Kilmarnock. Et bien entendu, en Grande Bretagne, on se douche à gauche.


En France, nous avons celles du Parc du Princes : écossaise, bulgare, israélienne pour les Bleus, glacée pour le PSG. Car si la douche peut dériver en partouze festive en cas de victoire, elle peut aussi se faire dans un silence monacal en cas de défaite. En Allemagne, lors des célébrations d'après compétitions, on raffole de la douche au houblon. D’énormes pintes de plusieurs litres finissent ainsi sur l'entraineur ou le président du club. Nul doute que Ribéry, vêtu en santon bavarois, en réserve déjà quelques unes à Ulli Hoeness ou Oliver Kahn. La Bundesliga démontre ainsi une fois de plus, son incontestable classe authentique.


Ahhhhh... On est bien !

Mais ne tournons pas plus longtemps autour du pot. Les vestiaires et plus particulièrement les douches sont à l’origine de bien des légendes urbaines... A votre avis, d'où peut venir la réputation d’Henry surnommé l’Anaconda ? Celle de Makélélé l’ukulélé ? De Darcheville, l’homme qui courait sur trois pattes ? Sans oublier Steve Marlet qui se l'attachait à la cuisse ? Autant de flatteuses réputations construites entre deux mitigeurs récalcitrants. Le phénomène se produit même dans les équipes de jeunes , occasionnant chez les victimes d’impayables séquelles. Notre illustre confrère et ancien gardien de but de Lille, Maurice Dulosc, nous avoua un soir, au détour d'une discussion à coeur ouvert : "La première fois que j’ai pleuré ? C'était en junior, quand Oumar Dieng est venu prendre sa douche à côté de moi…". A l’inverse, certains joueurs au potentiel pourtant intéressant ont vu leur carrière glisser sur une savonnette en raison d’allants un peu trop pronnoncés dans la moiteur des vestiaires. On pense à Berrizo, transféré sans ménagement de l’OM parce qu'il était plus intéressé par la toilette du voisin que par la sienne. Ou encore à Vampeta, illustre icône gay du PSG. Annoncé comme une terreur des surfaces, il faisait surtout vivre l'enfer une fois sous les pommeaux.

Les douches sont aussi le catalyseur des plus grandes victoires internationales. Comment ne pas oublier le pathétique  karaoké de Dugarry, serviette nouée à la taille, lors d'un tournoi de préparation à la Coupe du Monde 1998 au Maroc ? Ou encore l’échauffement de Lizarazu sur le carrelage javellisé du Stade de France ?

Bien inspirés, les potes à Charisteas feront buller l’Europe du Football en 2004, passant la savonnette à nombre de sélections, rincées par une année chargée. Une juste récompense pour la Grèce. Si la tendance se poursuit, les bains turcs pourraient être en vogue du côté des Alpes cet été.

Les grands pontes aiment aussi l’humidité des vestiaires. Jamais les derniers lorsqu'il s'agit de fêter une victoire, les présidents de club n’hésitent pas à plonger dans le bain pour célébrer un titre ou une Coupe. Tel Jean-Louis Campora qui avait le chic de nous faire admirer sa ligne Weight Watchers dès qu'un concours de tee-shirts mouillés se mettait en place. Certains de ces notables n'en sont pas toujours sortis indemnes : Jean-Luc Moudenc, tout heureux de la qualification de ses protégés toulousains pour la Ligue des Champions, s’autorisa une jolie galipette dans le jacuzzi du Stadium, lui occasionnant par là-même une fracture de la malléole. Tout ça pour voir ses espoirs de gloire européenne rincés trois mois plus tard.

Avec  la féminisation du football, il nous est désormais donné, à nous les mecs, de fantasmer un peu sur les douches collectives des filles. On es d'accord, c'est clairement un point de vue machiste. Sauf que ce sont les femmes qui ont commencé, par l'intermédiaire de la chanteuse Clarika.

Quoiqu’il en soit, en exigeant toujours plus de netteté de la part de nos footballeurs, les douches ont un bel avenir devant elles. A KOLB, on préférera toujours disserter sur les dessous des toilettes de nos joueurs têtes de (bains) turcs favoris, à la recherche d’anecdotes croustillantes. On a d'ailleurs du scoop en stock. Mais on ne dira rien pour le moment, plus que jamais fidèles à la devise de Thierry Beccaro, autre grand manieur de boules devant l’éternel : "Motus et Douche tout nu".


Publié dans : Foot Culture, - Hors cadre
Tags : Foot Culture, - Hors cadre, Tous à la douche !, douche, foot, culture, vestiaire, vampetta, oumar dieng, bouseux, campagne, jacuzzi

Commentaires utilisateurs (5) Fil RSS des commentaires
Posté le #7, le 25-04-2008 14:35,
1. Comment qu'j'ai rigolé !!!
Steph hantastic porte bien son nom, et le rappel de la pub pour les douches sur le coté touche au génie... 
 
tout y est, tout! 
 
sauf peut-être "l'hélicoptère", mais ce doute me pousse à relire cet article on ne peut plus original: parce que KOLB fait tomber tous les tabous !!!!
 

Posté le likin, le 25-04-2008 18:08,
2. vidal sassoon wash&go
vous etes de graves malades mentaux.
 

Posté le Lenny, le 26-04-2008 10:21,
3. Passe moi le savon !
Bravo les gars, comment j'ai bien ri !!!  
 
Un topic que l'on pourrait dédié à notre regretté ami "Poutre de Bamako", l'homme qui fait rougir Rocco.  
 
PS : Ce commentaire vous est offert par les shampoings TAHITI DOUCHE.
 

Posté le olivettes, le 29-04-2008 11:47,
4. Enorme
L'article parfait. 
Bravo. 
 
Chanson de Clarika du début à la fin. 
 
Bravo les polissons.
 

Posté le Leonid Danylovitch Matchenko, le 02-05-2008 23:19,
5. Pense-bête pour les jours tristes...
"(...) des générations de footballeurs connaîtront ainsi les joies du lavage collectif et de la vapeur sur les miroirs - peut-être même pour certains le souffle chaud et rassurant d'un entraîneur moustachu sur la nuque" 
 
Une semaine après, c'est toujours aussi bon.
 

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