A peine le temps de jouer la sensation du tournoi, et voilà les Russes déjà sortis en trois buts secs par l'Espagne. Une défaite au goût d’autant plus amer qu’on avait envie de s’enthousiasmer davantage pour cette équipe sortie de la cuisse de Guus Hiddink. Enfin, à ce qu’en disent ceux qui savent que les pires raccourcis font les rumeurs qui se répandent le mieux. Parce que cette fois, le coach hollandais volant d’une sélection à l’autre n’a eu qu’à se pencher pour ramasser un des plus beaux héritages de jeu, injustement laissé à l'abandon depuis presque deux décennies. Malgré sa brièveté, l’épopée d’Archavine & Co. – comme on dit en Ukraine – aura eu le mérite de faire reparler de cette école soviétique. Où l’on découvre, par un drôle de hasard, que les Espagnols ont pu avoir une responsabilité bien plus grande qu’il n’y paraît dans cette histoire…
Grands absents de l'Euro 2008, les Britanniques n'auront toutefois pas manqué de faire parler d'eux cette saison. Manchester United, Chelsea, Liverpool en Ligue des Champions, ainsi que les Glasgow Rangers en Coupe de l'UEFA. Ces derniers, vaincus 2-0 par le Zénith Saint Petersbourg, n'ont malheureusement pas donné l'impression de jouer le coup à fond, perdant cette finale sans gloire. L'occasion était pourtant belle de rejoindre les anciens des années 70, poids lourds incontestés du continent. Votre saga écossaise préférée est de retour, avec cette plongée dans les Coupes d'Europe des seventies...
Le déséquilibre n’est pas si évident. Contrairement à ce que l’on pourrait penser. Samedi, la finale de la Coupe de France ne laisse présager qu’une seule issue : celle d’une victoire d'un Lyon une nouvelle fois champion de France sur un Paris Saint Germain revenu des enfers. Pourtant, au niveau du palmarès de la compétition, le club parisien écrase son homologue lyonnais. Qui ne compte que trois victoires, datant d’une époque où Richard Anthony était en tête des hits parades et où Raymond Domenech ressemblait à Georges Brassens. On se détend avec une orangeade et on se rafraîchit la mémoire à travers cette plongée dans le livre d’or du Lugdunum des sixties.
L'indépendance acquise par l'Algérie, c'est tout un club que les dirigeants du Mouloudia doivent reconstruire et tout un championnat national que les nouvelles instances ont à bâtir. Assemblées générales et matchs amicaux permettent de choisir les membres des équipes de dirigeants et de joueurs. Deux anciens pros et membres de la fameuse équipe du FLN rejoignent alors le club : le légendaire gardien de but Boukebeur et Oualiken.
Que l'on vive à Alger ou que l'on y soit seulement de passage, impossible d'échapper à la question : "Mouloudia ou USMA ?". De la petite fille de 13 ans au vieillard sirotant son café en passant par l'épicier du coin, vous y aurez forcément droit. Car l'Algérie, au delà du cliché habituel sur les pays africains, est ce qu'on appelle un vrai "pays de foot". Un peuple amoureux fou du ballon rond depuis bientôt un siècle, un potentiel infini de talent brut à chaque coin de rue, une ferveur, une passion, un fanatisme que l'on ne peut trouver que chez ceux qui voient dans ce jeu un ballon d'oxygène pour sortir d'un quotidien trop brutal. La capitale en est évidemment la digne représentante, plus grande métropole du Maghreb et donc, logiquement, la plus férue de football. La légende et la rivalité de ses deux clubs s'inscrivent irrémédiablement dans l'histoire récente de cette ville et dans la vie ordinaire de ses habitants. Retour sur un antagonisme maintenant Alger la Radieuse dans une fièvre permanente.
- Foot & Médias Le coin des révélations et des scoops qui font trembler le pouvoir. Parce que les liaisons entre foot et médias sont forcément dangereuses.
- Analyses de jeu Le beau jeu (ou pas) ! Du Joël Muller expliqué à ma fille au Coco Suaudeau pour les nuls, ça 'nalyse dur et à tous les étages. Toujours à fond dans la craie, KOLB se met en mode mainstream pour tous les Elliott Grandin du web et décode à la Salim Arrache les parties en crypté avec sa palette en bois et son armada d’experts en carton.
- Hors cadre A la manière du dernier centre de Laurent Bonnart, Hors Cadre se
propose d'aller fouiner dans les tribunes, et même derrière, quitte à
conjuguer le monde du ballon rond au plus-qu'à côté. Du coup, c'est
tout le folklore du foot qu'on dépiaute ! D’objets pas si insolites en
crimes capillaires, de mystiques en toc aux faunes des stades, KOLB va
jusqu'à pousser la porte verte du Campanil de Paray-le-Monial, là où on
tourne au portable de drôles de safaris d'après-matchs...
- Hommages Odes à un stade, un club et sa ville, ou à un joueur plus ou moins
mort... Ici, on dépose les larmes et on vibre d'un lyrisme exacerbé pour
l'infiniment génial. Jean-Claude Brialy aurait adoré cette rubrique.