Dimanche 18 mai - Jouons-la comme Benzema
Écrit par Valmont   
 
le 19-05-2008 22:09
A l'appart', c'est le bordel. Le défilé aussi. Tout va bien sauf qu'on a toujours pas trouvé où regarder le match. Du coup, on se fait un multiplexe Europe 1 en son, sur les images de I télé en fond. Je n’ai eu l’idée qu'à 21h et Lyon mène déjà 2 à 0.  Me voilà soulagé. Ouais, j're veux bien du rosé... Thairaise et moi laissons un peu tomber nos invités qui partent à mesure que les buts rentrent en pagaille.


22h50, ON EST CHAMPIOOOONS !!!!!! On décide de partir fêter ça à la teuf’ Europa, même si en réalité on est déjà bien partis. Ca se passe sur une plage de la Croisette, avec les Birdy Nam Nam aux platines. C'est le feu ! Thérèse hurle à tous les gens qu'on croise "On est les champions !" Je commande les vodka-tonic par trois. Chaude ambiance, quelques rencontres amicales. Puis, c'est le drame.

La seule personne qu'il ne fallait pas que je rencontre, à Paris comme à Cannes. Là, présente dans le même lieu. Au même moment. Il passe tout droit, ne me voit pas. Je le texte "Kestu fous à Cannes dans une soirée Europa ?" Il me répond "Suis l'homme mystère" puis "A plus tard". Grosse claque dans la gueule. On me parle, j'écoute déjà plus, je vais chercher à boire, J'me force à sourire, me répète "On est les champions, on est les champions, 7ème titre, Benz’ meilleur buteur.." Y a pas moyen, j'y arrive pas. Plus la tête à ça. Je le recroise. Je crois qu'il ne m'a toujours pas vu. Emeylie nous paye de l'herbe sur le ponton, puis on rentre à l'appart'. Cacheton, dodo. Demain y a film à 8h30.  Faudra être en forme.

8h00, on fait la queue pour Gomorra de l’italien Matteo Garrone. Revue de presse. Le Journal du Dimanche (journal national, donc) fait sa couv' sur... Marseille... La honte. J'apprécie les déclarations d'après match d'Aulas, rendant "hommage à Bordeaux qui avait l'allure d'un champion". Définitivement ce titre revient de loin. Ca n’a pas toujours été joli à voir., Cris, Coupet, Toulalan, Benz ont été blessés assez longtemps. Et on l'a fait quand même. Et on peut encore faire mieux dans une semaine. Le doublé, enfin...

8h30 début du film. 8h33, 4 morts. Gomorra est une histoire de mafia contemporaine, dans une petite ville. A travers quelques personnages, il décrit avec précision le fonctionnement, les rivalités, les guerres, la bêtise aussi, l'avilissement surtout de toute une population à la mafia. Parce qu'elle est pauvre, parce que le chemin est tracé, la jeunesse n’a pas le choix : impossible pour elle d’y échapper. Le récit suit quatre jeunes en particulier avec lesquels on plonge dans une drôle de nébuleuse, passionnante, stridente, qui m'a laissé éberlué. Filmé caméra à l'épaule, passant d'un personnage à l'autre, d'une action à l'autre, Gomorra fait remonter à la surface des histoires de choix, de refus, de sacrifices. Avant de dénoncer de belle manière. Puissant. A la sortie j'ai un coup de massue sur la tête, mais moins fort que la nuit dernière.

On va se poser à l'appart' pour déjeuner, récuperer Burçak qui vient d'arriver. On enchaîne l'après-midi avec Les grandes personnes. Tiens, sans faire la queue pour une fois. Premier film d'Anna Novion, le film suit les vacances d'un père et de sa fille qu'il élève seul, quelque part en Norvège, lancés dans la recherche d'un trésor. Joli film, fin et agréable. Darroussin est très drôle en casse-couille, Anaïs Demoustier confirme le grand talent aperçu déjà précédemment. Les grandes personnes est une variation sur les doutes adolescents, les rapports père-fille, mais aussi sur le doute des adultes. Il faut signaler le retour de Judith Henry !  Tude, Thé et moi sommes d'accord pour une fois : c'est un bon premier film, rafraîchissant, léger sans être creux.

A la sortie, on récupère le dernier arrivant, Minatch', puis après un dîner à l'arrache, on fait la queue à 19h15 pour Eldorado qui passe à la Quinzaine à 20h. 20h20, 400 personnes refoulées, nous avec : y a plus de place. Décidément, trop de queue tue la queue... On sait pas quoi faire, les autres séances ont commencé. On cherche du rosé, on monte à l'apart', on improvise un apéro et on redescend illico pour commencer la queue, une heure avant Acné, toujours à la Quinzaine. Premier film uruguayen de Federico Veiroj, Acné raconte l'histoire d'un jeune ado, Raf, qui a des problèmes… d'acné. Plutôt que de devenir joueur du Bayern de Munich, Raf se met de la crème, Raf se pète les boutons, Raf va aux putes, Raf est amoureux d’une copine de classe, Raf fait péter les cours pour retourner aux putes, Raf n’en finit plus de pèter les boutons, Raf encore aux putes, etc. Succession de plans fixes, le film se révèle assez lent et répétitif. Sans être mauvais, il manque un peu de souffle et de propos. Un peu trop film de fin d'études.

00h15, on sèche la fête Memento, trop morts après une journée de galères, de queues, de rendez-vous manqués et de moral en berne. Heureusement, il reste l'OL...

Photo : Gomorra de Matteo Garrone (Non, ce n'est pas un jeune imitant la célébration snipper à la Benzema...)

Publié dans : Les Blogs, - Gone with the wild
Tags : Quinzaine des réalisateurs, Garrone, Gomorra, Acné, Bayern, Veiroj, Les grandes personnes, Novion, OL, 7ème titre, Benzema, Aulas, St-Tropez, blues

Commentaires utilisateurs (1) Fil RSS des commentaires
Posté le enzo, le 20-05-2008 14:48,
1. 3617 ma life de lyonnais..
c'est toujours aussi bien écrit (serieux bravo) et j'aurais donné cher pour voir le plan séquence aves therése, toi et 3 ginto... 
 
ps : si on vous carrote ben arfa , je prends un maillot jacquar flocqué au fib...
 

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