| le 04-11-2009 16:30 |
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L'OM vient d'atomiser le FC Zurich en Ligue des Champions, assurant par la même son accessit pour l'Europa League. Un score de 6-1 rarement vu en C1 qui pourrait laisser penser que l'OM de Deschamps a enfin fini de se chercher. Sauf qu'à y regarder de plus près, il se pourrait bien que la Dèche se soit mis à penser développement durable, en recyclant pas mal des trouvailles de son prédécesseur. Décryptage.
"Le potentiel est là, la qualité aussi, mais tout n'est pas parfait et je le sais bien." La phrase lâchée par Didier Deschamps, l'entraîneur de l'OM, suite à la large victoire marseillaise (6-1) de mercredi soir en Ligue des Champions, en dit long. En battant une faible équipe du FC Zurich pour la deuxième fois, ses joueurs viennent pourtant de s'assurer la troisième place du groupe, synonyme de billet pour l'autre Coupe d'Europe, tout en maintenant l'espoir d'une qualification pour les huitièmes.
Dimanche soir, Marseille se rend à Lyon où une opposition autrement plus relevée l'attendra. Manière de rappeler que si les défaites européennes face au Milan AC (1-2) puis au Real Madrid (3-0) peuvent être compréhensibles, celles à Valenciennes (3-2), contre Monaco (1-2) ou le récent nul poussif contre Toulouse (1-1) le sont moins. Face à Zurich, le festival offensif des dix dernières minutes n'a pas suffi à masquer les mêmes carences que celles affichées en Ligue 1.
La venue de Didier Deschamps et un recrutement ronflant avaient permis de faire oublier aux supporteurs le chamboule-tout de l'été dernier (décès de l'actionnaire majoritaire et départs d'un président et d'un coach emblématiques) alors que le club venait de terminer second après avoir joué le titre jusqu'à la dernière journée. Et si, finalement, le recrutement loué durant tout l'été n'était pas la véritable racine du mal ?
En défense, un retour en grâce ?
Depuis quelques mois, quand l'OM prend un but, c'est toujours de la faute de Steve Mandanda. La saison dernière du gardien phocéen, calamiteuse dans les cages des Bleus, y est sans doute pour quelque chose. C'est vite oublier que ses parades dans le but de l'OM continuent de rapporter des points à son club. Et les approximations en défense centrale ne sont souvent pas étrangères aux buts encaissés par l'ancien Havrais.
Gabriel Heinze et Souleymane Diawara avaient pourtant été recrutés pour que ce secteur déficient ne le soit plus. Le premier, presque toujours battu dans les airs, à dû s'exiler à gauche pour limiter les dégâts. Le second, considéré (par Canal +) comme le meilleur central de L1 à sa venue, n'en finit pas de rater ses matchs, compensant souvent par un jeu viril mais pas très correct.
C'est finalement Vitorino Hilton, relégué au rang de 4e choix en début de saison et décrié du temps de Gerets, qui tire profit de la situation. A l'aise dans les airs et à la relance, il contraste avec la concurrence. Hasard ou coïncidence, il était titulaire lors des deux derniers succès probants de l'OM (3-0 à Nancy et contre Zurich). S'offrant même le luxe d'un joli but mercredi dernier. A Lyon, il connaîtra un moment-clé de sa saison, à l'image de son club.
Au milieu, des erreurs de casting en pagaille
Lucho Gonzalez, transfert le plus cher de l'histoire de l'OM (18 millions d'euros), vient de se blesser une nouvelle fois. "Un mal pour un bien" diront les mauvaises langues. Car force est de constater que Fabrice Abriel, recruté pour 2,5 millions à Lorient, est déjà bien plus convaincant que la star argentine.
Abriel, c'était une idée de José Anigo, directeur sportif en place depuis plusieurs années. Les recrues désirées par Deschamps, Stéphane Mbia et Edouard Cissé, peinent à faire oublier le départ de Lorik Cana, l'autre chien fou d'Eric Gerets, avec Georges le dogue allemand du technicien belge. Reste Benoît Cheyrou, le catalyseur du jeu de l'OM et le seul à tenir la route sur la longueur depuis le début de saison. Encore un titulaire indiscutable de l'équipe de l'an dernier…
En attaque, en arrière toute !
Le trio Niang-Brandao-Koné a flambé dans les larges espaces laissés par la défense suisse mercredi dernier. Un trio constitué par le tandem Diouf-Gerets. Fernando Morientes, venu à Marseille pour se refaire une santé aux côtés de son ancien coach à Monaco, a disparu de la circulation après quelques apparitions fantomatiques.
Comme un symbole, Mathieu Valbuena a retrouvé grâce aux yeux de son entraîneur. Pour mémoire, Valbuena, c'est celui que Gerets avait lancé dans le grand bain, un soir de victoire à Anfield dans laquelle le nouveau venu avait inscrit le but décisif. C'est aussi celui qui avait affiché des envies de départ sitôt l'arrivée de Deschamps officialisée. Faute d'avoir trouvé un autre club, Valbuena est resté, rongeant inlassablement son frein pendant plusieurs semaines sur le banc ou en tribunes. Depuis, "Petit vélo", comme le surnommait Gerets, a montré que son profil de dribbleur pouvait encore servir. Deschamps, pressé par le temps et incapable de trouver la bonne formule, a dû se résoudre à faire marche arrière. Encore une fois.
| Tags : OM, FC Zurich, LDC, Mandanda, Heinze, Diawarra, Lucho, Abriel, Gerets, Deschamps, Anigo, retour vers le futur |
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