| le 08-11-2009 23:39 |
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L'OL et l'OM se sont livrés une bataille de titans. Un match au scénario imprévisible car complètement anachronique qui ne livrera aucun enseignement. Les deux Olympiques se savaient déjà perfectibles et d'un niveau comparable tandis que notre championnat se savait déjà indécis. Mais certainement pas aussi spectaculaire dans ce genre d'affiches. Miam !
Hier soir, la L1 a sorti le bling-bling. A savoir l'Olimpico, le Clasico des Olympiques selon Grégoire Margotton ce génie de la récup', entre les deux équipes les plus chères du championnat. A ma gauche, un OL qui impressionne malgré des blessures aux adducteurs et un maillot Kool Shen. A ma droite, un OM convalescent : résultats en dents de scie, Lucho encore blessé (bon signe), et surtout une mayonnaise qui tarde à prendre. L'affiche de ce soir a tout d'un premier tournant décisif de la saison, malgré un enjeu sportif limité. D'abord parce que Bordeaux, leader, a perdu (2-0 à Lille) quelques heures avant le match. Ensuite parce que Lyon et Marseille ont pour la première fois de la saison l'occasion de se jauger, l'OM ayant rencontré Bordeaux (0-0) en début de championnat.
Du côté des compos, rien à signaler, si ce n'est un Ederson milieu gauche pour l'OL, sorte d'hommage à Renault Trucks... En face de lui, un Bonnart qui joue probablement sa dernière rencontre sous le maillot olympien, dans un couloir aux allures de no man's land. Un match qui débute sur les chapeaux de roue et qui se passe bien de la fameuse phase d'observation, Källström venant chauffer les gants de Mandanda sur l'engagement. Juste avant que les Gones ne viennent mettre les choses à plat dès la troisième minute : Pjanic intercepte un mauvais renvoi de la défense phocéenne et bourrine sous la barre d'une jolie demi-volée : 1-0. Mandanda reste sur sa lancée. Pas le temps de se dire que l'OM retombe encore dans ses travers défensifs que Diawara égalise d'une tête sur un corner. Govou vient mettre un terme à un premier quart d'heure de folie d'une minasse du gauche en pleine lucarne. Toujours pas d'arrêt de Mandanda. Ouf !
Fumée
Les dix minutes suivantes sont plus calmes. Le spectateur a le temps de reprendre ses esprits. Notamment en pensant à cet OL tranchant et son 4-3-3 prenant la largeur à merveille pour opérer en contre. Compact et accrocheur. Puis à cet OM fébrile, au 4-3-3 désespérément axial, incapable d'inquiéter Lloris autrement qu'en frappant de loin. Volontaire mais brouillon. Et c'est alors que l'OL semble sereinement maîtriser la bataille du milieu que l'improbable se produit : frappe du droit de Cheyrou et faute de main de Lloris. 2-2, clin d'œil du buteur à Mandanda et mi-temps. Ouf !
A la reprise, le rythme ne faiblit toujours pas. Koné score d'entrée, en reprenant de l'exter' un centre d'Abriel, et l'impression qui se dégageait de la première période part en fumée. Un OL solide et appliqué se délite pendant qu'un OM pas au point est peut-être en train de réaliser un de ces grands matchs sortis de nulle part dont il a le secret. Dès lors, Marseille contre vite et bien. Lloris sauve d'ailleurs une balle de break devant Koné dans la foulée. La confiance a visiblement changé de camp : Niang régale, Mandanda jaillit dans les airs, non je déconne, et Mbia a tout d'un coup l'air d'un joueur de foot. 74 ballons, 7 perdus, la grande classe. Une attaque-défense dans les règles, toutefois, où tout semble pouvoir arriver. Ouf !
N'importe quoi
La première mi-temps était-elle réelle ? Le doute est permis : alors que Lisandro est loin d'être aussi mordant, Heinze colle à sa ligne pour déborder, Abriel est partout et Brandao décroche sans cesse pour prendre part au jeu. C'est d'ailleurs ce dernier qui porte le supposé coup de grâce d'une reprise en force après une tête d'Abriel sur corner à un quart d'heure de la fin. Oui mais voilà, ces messieurs n'ont pas l'intention de cesser de nous suprendre. Dans la minute, Lisandro met l'immettable, 4-3. Un instant de répit ? Même pas en rêve ! Une minute plus tard, main d'Heinze dans la surface et penalty que Lisandro transforme. Enterrer l'OL, c'était vite oublier la force de caractère de cette équipe, devenue cette saison une spécialiste des retours inattendus. La preuve quelques instants plus tard quand Bastos conclut un contre somptueux mené à une touche de balle dans un stade en fusion : 5-4 et Mandanda dans les choux. Ouf !
La rationalité n'est plus. Au moment où les arrêts de jeu se profilent, impossible de s'accrocher à une quelconque notion tactique, psychologique ou physique. Moment bien choisi par Toulalan, donc, pour marquer contre son camp suite à un cafouillage dans la surface et ramener tout ce joli monde à 5-5. L'OM a mené 4-2, l'OL 5-4 à quelques secondes de la fin : personne ne peut être vraiment déçu. A Marseille tout de même le bénéfice du nul à l'extérieur. Ce qui rappelle la phrase de Deschamps quelques heures avant le match : "Si on défend bien, on pourra faire quelque chose." Du grand n'importe quoi en somme. Bien vu la Dèche.
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