5 trucs qui nous gonflent sur Canal
Écrit par Jean Mabrouk Grondin & Steph Hantastic   
 
le 02-10-2008 09:02
Dans la France du foot, la chaîne cryptée est une véritable institution. Esprit Canal, quand tu nous tiens... Cependant ce n'est pas parce qu'on se cogne du Gravelaine et du Balbir sur la télé publique qu'on doit pour autant tout accepter de la rentrée consternante de la "quatre". Parce que trop c'est trop et que KOLB en a marre, on a repéré les cinq trucs qui gonflent franchement sur Canal.

Philippe Doucet

L’homme n’avait pourtant pas trop mal démarré sa carrière en rentrant au célèbre quotidien Le Sport à la fin des années 80. Ca sent déjà la poisse pour la Douce, puisque le journal va se casser tout de suite la gueule, malgré les Jérôme Bureau et autres Xavier Couture, références incontestées en matière de lose. Pour un type sortant tout juste de Sup’ de Co Rouen, il y avait là de quoi vivre un rêve éveillé aux côtés de ces deux modèles. S’en suivra une longue série de statistiques pourries pour le binoclard le plus ringard de l’histoire du PAF et du football français. Avant que Michel Gondry n'en fasse un filon à clips et à films, Doucet a quand même réussi à inventer l’ordinateur en carton-pâte, le seul capable de décrypter des actions de jeu qui, sorties de leur contexte, sont totalement dénuées d’intérêt. Avant de se mettre à  défaire scrupuluseument le travail des arbitres avec sa loupe, histoire de pourrir un peu plus leur autorité et leur crédibilité chaque week-end de Ligue 1. Comme il aime bien remuer le couteau dans la plaie, il  a fait partie de la célébrissime Taskforce sur l’arbitrage - qui s'est autodissoute l'été dernier.

Quand on pense que l’argent de nos abonnements part dans cette daube de palette qui devait surtout, à l'origine, combler le vide laissé par les analyses 5 secondes chrono de Platini les soirs de Ligue des Champions ("Bah, je crois qu'on assiste à un bon match..."), disons que ça fait froid dans le dos. Parce qu'en y repensant bien, prendre une action à la mi-temps, la décrypter froidement en nous expliquant que cinq joueurs sont dans une zone de 30m² ne couvrant pas un triangle de trois mètres sur quatre ce qui permet à Lesage de marquer du pointu, bah on s’en branle un peu. Sans parler des statistiques pendant les rencontres. Vous saviez que cela fait exactement 253 minutes que Geoffrey Dernis n’a pas fait d’extérieur du pied à moins de trois mètres du poteau de corner ? Non, on ne le savait pas. Et c’est peut-être pas plus mal.


Les gourdasses


La blondasse cartonnable que l’on appelle la grande Zaza Moreau dans les parties fines des sous-sols de Canal nous gonfle elle aussi. Une femme n’a clairement pas sa place sur un plateau de football. Le football c’est des burnes, des crampons et de la sueur. Donc, zéro femme. Pas même Marinette Pichon.  Entre ses questions naïves attendant l’aval de son supérieur et ses bégaiements intempestifs, ça commence à bien faire. Du côté de l'EDD, c'est la Ianetta qui s'y colle, espèce de sous-Carla aux yeux de braise qui en fait des tonnes à chaque fois qu'elle doit prononcer un nom italien. Entre ses private joke bidons avec son Panzer de mari et les lieux communs qu'elle entretient avec soin en ce qui concerne les différents championnats européens, elle a transformé le pourtant très digne EDD en vague show hystérique. Ca parle beaucoup et les grands formats passent à la trappe. Thierry Gilardi avait eu le sens de la formule, lui qui déclarait dans un ancien numéro du magazine So Foot que la formule de l’Equipe du dimanche, avec le duo Tullet et Mathoux, ressemblait fort à une version foot de l’émission de Christine Bravo sur les clichés européens. Pour bien enfoncer le clou, on glissera une autre référence du même genre, en évoquant également le 100 % Foot de la miss Denis. Une gourde ça n'a qu'une utilité, se faire remplir.


Veissière

Gilles Veissière est le genre de type qu'on ne supporte plus à KOLB. Non pas qu'il soit conseiller municipal à la mairie de Nice depuis l’éléction de ce héraut du sarkozysme triomphant et gominé qu'est Estrosi. Non, ça serait vraiment trop facile. Disons simplement que ce mec glaviote un peu trop dans la soupe à notre goût. Surtout quand il s'agit de tailler les arbitres qui ne font pas franchement partie de son clan... On ne va pas raconter une énième fois la guerre qui oppose les arbitres, même s'il y a matière. En revanche, on ne va pas se gêner pour aller plus loin dans la surdénonciation et se rappeler qu'en d'autres temps, Môsieur Veyssière supportait mal la critique à son égard. Surtout quand on le désignait ouvertement comme le plus chambreur de la profession et donc le plus détesté des joueurs. Autrement dit, le voir donner des leçons de respect et de savoir-faire arbitral, l'entendre donner de la "sanction administrative" au lieu de parler biscotte rend sa présence insupportable. Depuis septembre, il réussit même à faire la pluie et le beau temps sur la chaîne cryptée dès qu'une question litigieuse se pose. C'est dans ces moments-là qu'on regrette la présence d'un ami du corps arbitral, genre Bernard Lacombe d'OL TV, pour lui rappeler quelques bons souvenirs, comme cet épisode de la fameuse demi-finale de Coupe de la Ligue 2002 entre PSG et Bordeaux, occasion à laquelle il goûta  de la calandre à Luis Fernandez sur le parking du Parc des Princes. En arriver à regretter Lacombe et Fernandez, ça en dit quand même long sur notre état de fatigue nerveuse, mine de rien.


Paganelli

C'est bon maintenant, il faut sortir Monsieur... L'ex-espoir du football français a décidement du mal à confirmer, quelque soit le domaine où il officie. Une carrière éphémère sur le terrain qui devrait prendre la même trajectoire d'ici quelques mois de l'autre côté du micro. Trublion décalé et amusant à ses débuts, l'Avignonnais finit aujourd'hui par lasser. A sa décharge, on peut se demander s'il est vraiment le seul responsable de la dégringolade de sa côte d'amour ? C'est vrai qu'il n'est pas évident de se débattre au milieu d'une équipe Canal qui en a fait sa caution déconne et en redemande sans cesse. Pas plus que d'aller interviewer des joueurs qui goûtent de moins en moins ses blagues sur leurs femmes et ses vannes au sujet de leurs passes râtées. Il n'est pas non plus flatteur d'aller se cogner un "défi" aussi débile qu'un bizutage pour candidat au mariage à quelques minutes du coup d'envoi de la grande affiche du dimanche soir : faire entonner un chant stéphanois au responsable de la com' lyonnaise, enfiler un maillot vert XXS avec son poto Roussey, demander à Makélélé qui sont les nouveaux joueurs du FC Nantes... Dans le genre inutile et sans intérêt, on n'a pas mieux fait depuis que Tex nous a quitté. Bref, le clown blanc semble déprimer dans son costume d'amuseur public. Paga à Canal, le concept semble avoir fait son temps. Le conseil de KOLB : un transfert chez les hystérico-beaufs de M6 serait sans doute le bienvenu, et c'est ce qui arrivera.


Les ralentis à répétition

Syndrome de la télévision du nouveau millénaire, il est devenu quasiment impossible de suivre le moindre programme d'une façon linéaire. Il est loin le temps de l'ORTF de grand papa,où l'on avait le droit de voir la même chose que les spectateurs autour du terrain. Aujourd'hui, bienvenue au Futuroscope. Pas une seule minute sans le moindre ralenti. Pas un seul but qui ne soit rediffusé minimum cinq fois, à chaque fois avec un angle différent. Les fautes, les occases, les gros plans sur le gardien qui serre les poings, les envols de gourdes et chasubles sur le banc, tout, absolument tout doit être montré. Soit. Mais c'est fatigant. A quel niveau place-t-on le dégré d'immersion d'un téléspectateur ? Doit-il absolument tout voir, même les choses les plus insignifiantes ? Ou au contraire doit-il avoir l'impression d'être au stade, en obervant les temps morts, les plans hors du jeu ? Bien entendu, les avis ne manqueront pas de diverger. Toutefois, la profusion de ralentis a engendré un phénomène : la multiplication des débats et polémiques concernant les moindres instants du match. Et parfois même, en dehors du terrain. A force de vouloir trop en faire, Canal joue contre son camp et met en relief le vide intersidéral de certaines rencontres de Ligue 1. Après une saison passée à faire des gros-plans sur les lèvres d'Antonetti pour savoir quel chant d'I Muvrini il a voulu réciter à Balmont, l'OGC Nice a décidé de faire de son entraîneur le nouveau symbole du club. Du coup, à KOLB, on a mal à Loïc Rémy...

Autre souci, tous ces ralentis passent leur temps à déflorer ce qui pourrait rester de l'ordre du mystère. On repense ainsi à la finale de la Coupe du Monde 1966 et à ce fameux troisième but anglais dont on ne sait toujours pas s'il est valable... La légende s'est batie sur un malentendu. Alors que Fredo Thiriez soit fidèle à lui même et à ses idées de panache, qu'il nous vire toutes ces caméras. Au lieu de se battre pour imposer la vidéo. Parce que Cyrano qui se prend pour R2D2, c'est quand même le triomphe du grand n'importe quoi !

Publié dans : Foot Culture, - Foot & Médias

Commentaires utilisateurs (4) Fil RSS des commentaires
Posté le youln, le 03-10-2008 11:31,
le passage sur les gourdes ca sent le grondin a plein zen
 

Posté le Arnaud Châtelain, le 13-10-2008 19:28,
"Une gourde ça n'a qu'une utilité, se faire remplir." 
 
La Grond' finira un jour à la Pleiade, c'est pas possible autrement.
 

Posté le Lionel Rousseau, le 01-11-2008 19:27,
Passer une heure et demie à remuer la merde et critiquer l'arbitrage pendant une une émission qui s'appelle "les spécialistes", je trouve ça un poil marrant pour ma part. On ne fait pas une émission qui est censée approfondir une journée en se basant sur une erreur d'appréciation de hors-jeu qui aurait pu voir revenir Sochaux à 2-2 à la 71eme minutes messieurs ...
 

Posté le Amara Simba, le 17-02-2009 16:20,
Décalé ca le fait, le manque de respect moins
 

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