Difficile d'y voir clair avant le coup d'envoi de cette finale de l'Euro 2008, avec son affiche presque attendue. D'abord parce que, quatre ans après le sacre grec, la présence à ce niveau de l'Espagne ordinaire n'a plus rien d'exceptionnel. D'accord, la Roja, spécialiste du toujours placée jamais gagnante, a créé la sensation en corrigeant sévèrement et par deux fois l'équipe russe, de loin la plus séduisante du tournoi. Visiblement sûrs de leur force et plus motivés que jamais, les Espagnols trouvent face à eux une Allemagne retrouvée en quart, délaissant l'architecture offensive pensée par Klinsmann puis Löw pour un jeu plus physique, au réalisme implacable. De quoi rappeler cet âge d'or au cours duquel la Mannschaft venait faucher en plein vol une certaine idée du romantisme, incarné en leur temps par Johann, Michel, Diego ou Pavel. Mais depuis, Michael est arrivé et tout a changé...
Maintenant que Fatih Terim et Andreï Archavin vous sont aussi familiers que Frédéric Antonetti et Olivier Monterrubio, KOLB vous propose une sélection de onze joueurs taillés pour rendre, chacun à leur poste, certains soirs de Ligue 1 plus supportables. Bastons, luttes intestines, menaces de départ : les choix ont été d’autant plus difficiles au sein de la rédaction qu’il a fallu respecter le cahier des charges très serré du joueur susceptible de jouer un jour en L1. Ni trop flambeur, ni trop cher et n’évoluant pas encore dans un club capable de jouer les premiers rôles en Ligue des Champions. Onze noms discutables en forme de premier bilan pour un Euro qui sent la fin.
Après la consanguinité germano-turque de la veille, tout le monde attendait ce que tout le monde décrivait comme la plus belle affiche de l’Euro, Espagne - Russie, eut égard au jeu déployé par les deux équipes depuis le début de la compétition. Les surprenants voltigeurs russes avec leur maître à jouer Archavin contre le toque espagnol avec, en bout de chaîne, le meilleur buteur du tournoi, David Villa.
Après des quarts de finale entre génie russe et ennui latin, la perspective de la première demi-finale de l’Euro a de quoi laisser circonspect. A quelle sauce les Turcs vont-ils manger leurs victimes du jour ? Harissa ? Mayo ? Sauce blanche ? Les Allemands vont-ils une fois de plus endosser le costume du tueur de rêves des petits poucets romantiques ?
Alors que la fin de l'Euro approche à grands pas, KOLB profite d'une dernière occasion pour livrer sa vérité sur les deux demi-finales, dans la droite lignée d'une compétition plus surprenante que prévu. Si l'Allemagne fait évidemment figure d'épouvantail dans ce dernier carré, avec la Turquie et ses retournements de situation à répétition, la Russie et son sens tactique venu d'ailleurs, l'Espagne dont la présence à ce stade de la compétition est limite incongrue, il y a de quoi satisfaire les envies de changement. Un dernier carré qui se révèle donc plus incertain et suffisamment intrigant pour mériter une présentation à la fois simple et funky.
- France
De la L1 à 668 millions d'euros aux divisions de district, KOLB en
pince un max pour tous les championnats de France. Surtout pour ceux
d'en-bas.
- Championnats européens
Parce qu’il y a une vie après la D2 roumaine, KOLB a gardé une place de choix pour les derniers championnats rock’n’roll
en Europe. Là où l’on a encore rien d'autre à proposer que de la bière,
de la sueur et des saucisses trop grasses. En route pour un aller sans
retour en Bundesliga, en Scottish Premier League et dans les
profondeurs de la Ligue Jupiler. Schengen nous voilà !
- Coupes d'Europe De déplacements anonymes dans quelque bourbier de l’Est en
naufrages scandinaves confidentiels sur W9, les Coupes d’Europe sont
l’occasion de rappeler que KOLB est une équipe française comme les
autres : borderline, loser et ne dépassant jamais les huitièmes de finale.
- Euro 2008 Après le miracle grec de 2004, l’Euro doit rester la vitrine d’un
football moche. D’autant que ce coup-ci, au pays d’Hermann Maier et de
Didier Cuche, ce sont les grandes équipes Joga Mochito qui passent les plats. Une occasion de plus pour la fine équipe de KOLB de continuer à remuer tout schuss côté coulisses.
- Equipe de France
Au pays des Bleus, les footix sont rois et KOLB toujours en
avance question hors-jeu. Surtout quand il faut fumer un sélectionneur
forcément incompétent, une liste des 22 qui a tout de l’erreur de casting
attendue et des titulaires qui ne seront jamais à la hauteur. Parce que, vue du bar,
la défaite doit rester en nous.
- International
En avant marges ! Notre webzine garde un œil éclairé sur les grandes
rencontres internationales. Surtout si elles se jouent en zone
CONCACAF, le temps d’une Coupe d’Asie enlevée ou sous les tropiques
anonymes d’Océanie. Pas de doute : pour KOLB, le foot c’est vraiment
mieux ailleurs.