Les 5 raisons pour lesquelles Lyon ne sera pas champion
Écrit par Jo Wilfried Mulao   
 
le 03-10-2008 18:31
Comme prévu, la semaine européenne a été médiocre pour les clubs français. Comme prévu aussi, on sait déjà que le seul club qui s’en sortira avec à peu près la tête haute sera l’Olympique Lyonnais. Il serait alors évident de conclure que les Lyonnais filent tout droit vers leur huitième titre de champion. Pourtant, avec un peu de réflexion et pas mal de mauvaise foi, on peut tout à fait démontrer le contraire. Et anticiper la chute de l’empire aulassien. 

1. Lyon n’a pas une défense de champion

Sur le recrutement lyonnais, tout ou presque a été dit. On a loué la pertinence de la signature d’un Makoun, la solidité d’un Mensah ou l’anticipation des années à venir avec l’arrivée de Pjanic. Mais tout le monde a oublié le départ de Squillaci. Il s’est fait sans bruits. Mais pas sans mal. Personne ne l’ignore, Toto a tenu la défense lyonnaise à bout de bras la saison dernière, lorsque elle était décimée par les blessures. Une fois Squillaci parti, plus personne ou presque n’est là pour colmater les brêches. Cris subit le contrecoup de sa blessure et connaît un creux de forme et de rendement, avec passage obligé sur le banc. Boumsong reste Boumsong, irréprochable dans l’engagement mais parfois limité en vitesse et en placement. Bodmer jouera toujours en défense par défaut. Grosso est pour l’instant à l’abri des critiques suite à sa blessure. Mensah a pour l’instant l’excuse de sa garde à vue, mais son match de Munich ne plaide pas en sa faveur. En bref, la défense lyonnaise parait relativement friable. Bon, en même temps, ils ont la meilleure défense du championnat avec trois buts encaissés. On vous avait dit qu’on serait de mauvaise foi.


2. La poisse lilloise va s’abattre sur l’Aulassie
Seydoux
A trop frayer avec le Losc, l’OL va finir par choper le virus de la lose. Le coup de la fratrie Seydoux, c’était déjà beaucoup. On connaît peu d’exemples en Europe de deux frères présidents de clubs supposés adverses. L’année dernière, premier coup de vice lillois avec la vente de Keita pour quinze millions. Certes, il y eut aussi l’arrivée bénéfique de Bodmer, mais quand même… Pour un entrepreneur du football, un poids mort de quinze millions dans un bilan comptable, ça la fout mal. Cette année pourtant, Lyon n’a pas craint de récidiver avec un nouveau coup double, Makoun et Puel. C’est sans doute le coup de trop. Dèjà, les premiers signes de poisse nordiste s’abattent entre Rhône et Saône. OL Land, le rêve de Aulas subit les mêmes contrecoups juridico-politiques que le stade lillois, autre serpent de mer. Face à une armée de petits propriétaires, l’Aulassie est contrainte de reculer. Punie par la population des zones pavillonnaires alors que son cœur de cible s’y situe justement, c’est assez cocasse. Quand le président lillois, suite au débauchage de Claude Puel, avait promis des répliques de forte amplitude, il ne croyait sans doute pas si bien dire. Donc, suite à l’affaire du stade, l’OL s’écroulera sur le plan sportif. C’est limpide.


3. Bordeaux et Marseille en grands finisseurs

La semaine européenne a au moins apporté un enseignement : Bordeaux et Marseille seront très vite débarrassés de la Ligue des Champions. A ce rythme-là, dans deux matches, tout sera plié et les deux effectifs se concentreront alors sur le championnat. Lyon lui, perdra d’inutiles forces à tenter de poursuivre l'aventure quelque part entre un huitième et un quart de finale. On sait déjà qu’il se terminera par les larmes amères d’un Juninho. Ajoutons à cela, la courbe ascendante des deux adversaires de Lyon et on peut avoir un beau renversement de situation en 2009. La saison dernière, Bordeaux a presque recollé à Lyon, en sacrifiant la Coupe UEFA. Qui sait si Laurent Blanc n’appliquera pas la même tactique ? Marseille, parti du fond du classement ,a décroché la troisième place en fin d’exercice. Partis de moins bas, les Phocéens peuvent enfin espérer (avec beaucoup d’imagination certes) en finir avec quinze ans d’abstinence. Et tout ça sans oublier Charly et ses drôles de Parisiens qui peuvent très bien décider de devenir champions parce que c’est comme ça et puis c’est tout.


4. La malédiction du huitième sacre ou la parabole Amstrong

Aulas
Comme KOLB l’avait déjà démontré, les sept titres lyonnais ressemblent fort aux sept sacres sur le Tour de France de Lance Amstrong. Les deux ont aligné les succès sans jamais obtenir l’adhésion populaire et médiatique à la hauteur de leur performance. Trop forts, trop arrogants, trop cons et toujours cette odeur de suspicion qui traîne autour d’eux. Le dopage pour Lance, l’aide des arbitres et de la Ligue pour Lyon. Les deux aussi ont épuisé leurs dauphins un à un, ont étouffé les compétitions méthodiquement sans trop de sourires, avec de moins en moins de folie chaque année. Alors forcément, le retour de l’ex de Sheril Crow sur les routes du Tour, ça va sérieusement porter à conséquence sur la destinée de l’OL. Car c’est entendu, Lance va se planter. A trop vouloir se payer l’organisateur du Tour ASO (dans tous les sens du terme, si l’on en croit la rumeur), le Texan va finir par se prendre un sérieux gadin. Trop vieux, trop loin du sport depuis deux ans. Il est écrit que cette chute de Lance le mal aimé,ne peut qu’entraîner celle de l’insupportable Aulassie.


5. Aulas ou l’année de trop ?

 C’est comme si tout se passait comme d’habitude. Rien ne semble avoir changé à l’OL. Ici, tout n’est que luxe, calme ou volupté comme l’écrivait François Feldman. Ou François Valéry, nous ne savons plus. En tout cas, c’est un poète. Bref, en apparence c’est une saison comme les sept dernières. Sauf qu’en y regardant de plus près, il y a une légère aspérité. Jean-Michel Aulas est fatigué. On le savait déjà en retrait par rapport aux médias. Il ne souhaitait plus jouer le jeu de la polémique permanente, réagir à chaque sortie de son ami Pape, bouillir sur les arbitres, défendre ses petits intérêts de G14. Cette semaine, il en a rajouté une couche, brandissant une menace de départ si son projet de stade n’aboutissait pas d’ici 2010. Oui, du chantage de bas étage. Jean-Michel baisse, c’est indéniable. A ce rythme là, en avril, il ne croira plus en l’esprit entreprise. Avec un Aulas reniant sa foi corporate, tout deviendra alors possible pour les autres clubs.

Publié dans : Actu Foot, - Equipe de France
Tags : Actu Foot, - Equipe de France, Les 5 raisons pour lesquelles Lyon ne sera pas champion, puel a tarte, cris tucker, bodmer du nord, fred eric dard, govoulzy, ederson à la porte

Commentaires utilisateurs (3) Fil RSS des commentaires
Posté le Brousse Gros Belard, le 04-10-2008 00:52,
6ème raison:Toulouse. 
 
Bande de chacaux.
 

Posté le Raide-amer, le 05-10-2008 22:34,
Bon, on va dire que c'était la bonne journée pour signer un papier pareil. Si tu pouvais éviter le "5 raisons de voir Lyon révéler la supériorité du foot roumain" avant le match contre le Steaua, le "5 raisons de croire au renouveau baviériste" avant le retour du Bayern, et le "5 raisons de fêter enfin la fin de cycle", je pense que t'auras le droit à ton fluo floqué Mounier.  
 
Merci.
 

Posté le Groliver, le 10-10-2008 17:53,
Luxe calme et volupté, c'est de Beaudelaire.
 

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