| le 09-11-2009 18:10 |
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La rencontre des Olympiques ne doit pas faire oublier que d'autres équipes ont existé pendant cette 13ème journée. La perf' du week-end nous vient de Bretagne et c'est assez rare pour être souligné. Les Lorientais aussi ont planté cinq buts, sauf que eux n'en ont pas pris. Et souvenez-vous bien que Gameiro est une caillera. Si si la famille...
GARDIEN
Jérémie Janot (AS Saint-Etienne)
Une semaine après avoir plongé lors du derby et échappé à la grippe A, Jérémie a décidé de soigner ses sorties. Une première fois, pendant 90 minutes à Marcel-Picot où il assure trois sauvetages miraculeux sur sa ligne. Une deuxième fois, en fin de match, où il dédicace sa prestation de haute volée à sa mère et la Lorraine : « Je voudrais remercier le kop nancéien qui a su me motiver en insultant bien ma maman, à qui je fais un bisou d’ailleurs. Moi, j’ai une devise : souvent touché jamais coulé. Retenez bien ça, jamais coulé ! » Et comme Janot ne fait pas que dire des conneries, il se met à en twitter aussi, chez lui, à la maison, bien au chaud dans ses chaussons Spiderman : « Un de mes tatouages sur le bras est « Dieu est fidèle ». Ce soir, il me l’a encore montré. »
DEFENSE
Guillaume Borne (Boulogne-sur-Mer)
Le naufrage boulonnais à Lorient a dépassé Guillaume Borne, du moins son simple cas. Il n'empêche que la prestation du latéral droit samedi dernier en est le parfait symbole. Tétanisé et on ne peut plus attentiste, il s'est également permis de refiler nombre de ballons à des Merlus déjà bien contents de pouvoir foutre le bordel dans son couloir. Son coach a dû se résoudre à le sortir à la pause pour le réveiller. Borne hé oh !
Romain Sartre (RC Lens)
Difficile d'oublier un joueur affublé d'un tel patronyme. Et pourtant, qui se souvient qu'en février 2004, l'ancien Lyonnais avait été titularisé en Ligue des champions ? A l'autre bout du monde, un groupe de rock néo-zélandais avait décidé de célébrer l'événement à sa juste mesure en prenant pour nom The Romain Sartre's Experience. Depuis, c'est peu de dire que le type, passé par Laval et Sedan, en a bavé. Une prestation solide et un but à Sochaux samedi ont permis à Sartre, indésirable cet été, de se faire une place au soleil. Et au RCL de renouer avec la victoire : " Contre Lorient, je sentais que nous étions sur la bonne voie. Ce soir, c'est un peu différent comme nous prenons les trois points !" Philosophe, Romain Sartre ?
Sammy Traoré (Paris SG)
Soyons clair, samedi soir Sammy Traoré a été égal à lui-même. A savoir, quelconque et lent. C'est seulement par pur esthétisme qu'il se retrouve parmi nos onze types de la journée. Ca se passait à la 45ème minute : Bagayoko part seul au but avant de tergiverser et de se faire reprendre par Sakho. Action anecdotique au vu d'un ralenti montrant Traoré qui, après avoir servi l'attaquant Niçois sur un plateau, tente un joli grand écart pour tenter de se rattraper. Juste avant de se viander et de revenir en marchant. La grande classe et un freak, un vrai, dont rafolerait Tim Burton : Samy aux ciseaux de plomb.
Stéphane Grichting (AJ Auxerre)
L'AJA est troisième au classement de la Ligue 1 après 13 journées. Oui, avec Grichting titulaire.
MILIEU
Moussa Sissoko (Toulouse)
Raymond l'avait appelé en sélection rien que pour faire parler les cons. Une vieille habitude du sélectionneur. Depuis, Sissoko emporte tout sur son passage, enchaînant les matchs de haute volée et les buts (déjà six en L1 cette saison). D'ailleurs, c'est sûrement loin d'être terminé. Du coup Domenech va devoir trouver une place dans la maison bleue au nouvel homme fort du TFC à un poste où il y a déjà du monde. Et qui c'est qui a l'air d'un con maintenant ?
Florent Balmont (LOSC)
Lorsque Laurent Blanc affirmait avant Lille-Bordeaux « Les joueurs de petite taille ne vont pas grandir de vingt centimètres », on imaginait son petit rictus crâneur et la touillette qui en sort. On s'est surtout dit qu'il commençait sérieusement à avoir le melon, le Président . Juste avant la rencontre, Mavuba, Arnold mais sans Willy, lance : « On va essayer d'être bons en coups de pied arrêtés », avec un gros clin d'oeil bien appuyé à la caméra. Résultat, 2-0 pour Lille et un nombre hallucinant de ballons arrachés par les nains dans les pieds des grandes bringues bordelaises. Parmi les trois du milieu, on a choisi Florent Balmont, pour l'ensemble de son oeuvre et son look de vigile un peu énervé avec son rott qui l'attend au vestiaire.
Ederson (Olympique Lyonnais)
Au fait, il a touché un ballon Ederson pendant la mi-temps où il a été aligné ? Eder, le gentil fantôme. D'autant que le joueur qui était dans sa zone, c'était quand même Bonnart, qu'on sentait pas franchement capable d'en faire beaucoup plus que le Brésilien, ou alors mal. Un couloir qui a fini par devenir un tel no man's land que Lisandro s'est décidé a y faire des dégâts à coups de dézonages assassins.
ATTAQUE
Loïc Rémy (OGC Nice)
Jean-Michel Aulas a encore dû avoir envie de se les bouffer samedi soir. Car l'ex (et ?) futur Lyonnais a encore fait un match énorme, avec au bout le but de la tête qui fait disjoncter Kombouaré. Malgré des coachs qui persistent à le cantonner sur un flanc droit qui réduit considérablement son champ d'expression, Rémy continue d'impressionner. Tout en vitesse, élégance et frappes lointaines. Sans compter les courses de replacement à répétition qui ont fait le succès de Govou. Seule ombre au tableau : Thierry Henry reste son modèle, avec course au drapeau de corner sans un sourire et interviews insipides dans la foulée, le regard déjà au loin.
Kevin Gameiro (FC Lorient)
Ce type est la preuve qu'on peut s'appeler Kevin, avoir le look et la diction de Booba et rester un footballeur admirable. Des mois qu'il porte le FC Lorient à bout de bras à coups de pressing incessant et de buts de classe. Avec déjà six buts et quatre passes déce' au compteur cette saison, il ne devrait pas s'éterniser au Moustoir.
Lisandro Lopez (Olympiquqe Lyonnais)
L'homme de ce match de dingues, c'est lui. 80 minutes de sueur, de sang, de barbe et de larmes avant de planter un doublé qui relance une machine lyonnaise alors grippée. Puis d'offrir à Bastos une merveille de cinquième but construit à une touche et d'ores-et-déjà inscrit dans la légende de ce match. La marque des grands.
BONUS TYPES
COACH
Mehmet Bazdarevic (GF 38)
Les coachs normaux n’ont rien d’exceptionnel. On le sentait boarderline lors des derniers matchs, le visage ravagé par les prestations consternantes de son équipe et sa série de onze défaites consécutives. Cette fois, à Monaco, on a compris que Mécha est passé de l’autre côté, façon Vol au-dessus d’un nid d’emmerdes. Première mi-temps, le voilà qui se lève et part en direction du quatrième arbitre. On s’attend à le voir râler. Il veut juste poser une question : « Mais pourquoi on joue ? » Preuve que la folie douce peut en dire parfois beaucoup plus que toutes les explications avancées sur l’état du GF 38 depuis le début de saison. Et puis, miracle, l’ASM se décide à lâcher un point à des Grenoblois en perdition. Pas de quoi non plus sortir Mécha de son état plus que second : « On a pris un premier point ce soir. On sait que pour se maintenir, il nous faudra environ 40, 41 points. » Silence. « Bon voilà, il ne nous reste plus que 40 points à gagner pour y arriver. »
PRESIDENT
Loulou Nicollin (Montpellier)
Loulou Nicollin est attendu hier soir. Les micros se tendent et voilà que celui qui a fait fortune dans le ramassage d’ordures se met à parler comme dans les chansons de Bénabar : « Les ambitions, c'est de se maintenir et après de finir dans les dix premiers. Mais surtout, c'est que le président devienne sage… Je suis devenu sage, très sage. L'histoire est close, je me suis excusé et je vais d'ailleurs m'excuser à nouveau le 16 devant la commission de l'éthique et j'espère qu'ils seront cléments avec moi. »
En voyant les images de Nicollin forcé de se maintenir, on a bien compris qu'il avait une autre version en tête qu’on aurait dû entendre hier soir : « Les ambitions, nous, on s’en branle. Ce qu’on veut, c’est juste prouver qu’on a les couilles pour pouvoir rester en Ligue 1. Après, on m’a demandé de fermer ma gueule… Je la ferme. Et, tiens, je vais même m’excuser auprès de cette petite connasse de Pedretti pour la dernière fois, comme j’irai m’excuser auprès de toutes les fiottes de la Commission de mes deux, là, qu’ont que ça à foutre de m’entendre m’excuser le 16.»
SPONSOR
Kool Shen (St-Lô Saint-Denis)
Un toc-toc à la porte de Betclic et de
l'Olympique Lyonnais lui permettent d'assurer une promo sans
précédent en s'affichant sur le maillot des Gones. Excellent timing
pour le Dyonisien car le 5-5 champagne que nous ont offert les deux
Oympiques fera sans doute le tour des télés européennes.
Il
bénéficiera même durant le match d'une citation tirée de son nouvel
album de la part de Grégoire Margotton. A quand Thierry Roland fredonnant du Vincent Delerm ? La carrière du complice à Joey Starr a sûrement atteint là son apogée. Le matraquage promotionnel ne s'y est d'ailleurs pas arrêté puisque Kool - et oui, le petit frère de Patrick - a aussi été l'invité de On n'est pas couchés et de 100% foot,
émissions pendant lesquelles il a su tenir la dragée haute à Zemmour, avec petit pont de rigueur, puis à
Pape Diouf. A l'inverse de son club de coeur, le PSG, Kool Shen a su se sortir haut la main de ce week-end de novembre après avoir affiché sa Crise de conscience...
Les poteaux (Paris SG, MUC 72)
Entre Paris qui aura maltraité trois fois les montants et Le Mans quatre fois de son côté, c'est à se demander si le Parc des Princes et le Stade Zéro Tracas ne sont pas contruits sur les reliques des cages de Glasgow 1976.
| Tags : L1, 11 types, Gameiro, Janot, Sartre, Saint-Germain-des-Prés, le gervaismartélisme est un humanisme, Kool Shen, OM, OL, Lisandro, Oh my god ! Ils ont fait joué Grichting ! |
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