Alors voilà, le cap des dix ans est passé et tout le petit monde médiatique et sportif va y aller de sa célébration. On va ressortir Gloria Gaynor, Stéphane Guivarc'h et peut-être même le géant Moussa de leur formol. Une célébration à la française, entre le désuet et le pathétique, la spontanéité naïve et la maladresse mercantile. Une fête de daube donc, n’empêchant pas les sentiments et surtout permettant de se poser la seule question qui vaille encore la peine : que reste-t-il en 2008 du 12 juillet 1998 ?
Il faut croire que c'était écrit. En tout cas sur KOLB, oui, puisque l'Edito datant de la fin du mois de mai faisait déjà savoir à la terre entière que la France ne sortirait pas des poules. C'est dommage parce qu'il faisait pourtant frais ce soir au stade Letzigrund de Zurich... L'affiche était alléchante avec cet énième remake de la finale de l'Euro 2000, opposant ni plus ni moins que les deux plus grosses déceptions de cette compétition. Côté tricolore, le peuple a exigé des changements et ils sont là. Le plus grand imposteur de France, derrière Jacques Chirac, s'est fourvoyé en suivant le vote par SMS et en laissant une fois de plus ses convictions au vestiaire. Après France - Roumanie, cette rencontre a surtout confirmé que M6 avait eu du nez pour cet Euro, retransmettant sans aucun doute les deux rencontres les plus insoutenables du tournoi en terme de jeu, loin devant un improbable et néanmoins raffraîchissant Autriche - Pologne. Ca doit être ça finalement une chaîne qui monte... Et puis, être obligé de supporter Thierry Roland relève du suplice : le maillot bleu, les confusions entre Evra et Benzema, la gouaille cocardière. Même pas un Leboeuf pour rattraper le coup. Faut dire qu'on ne pouvait en attendre davantage d'un type qui a fait de la calamité une éthique personnelle, ce qu'atteste l'ensemble de sa carrière.
A peine le temps de faire une sale entrée dans l’Euro contre la Roumanie que l’équipe de France est déjà en train de sortir de la compétition. Plutôt que de donner un début de crédit aux dernières possibilités de qualification, autant aller à l’essentiel : même rompue aux rédemptions les plus improbables, cette équipe n’a plus de miracle à attendre après pareille défaite. Vendredi soir, sans qu’on s’en rende compte encore, la mécanique Oranje a donc fait plus que remporter une victoire. Elle a défoncé les derniers restes de la plus longue parenthèse enchantée du football tricolore, celle de la génération 98. Une sortie de scène définitive à laquelle ne devrait pas échapper Raymond Domenech, lui qui a accompagné cette décennie ouineuse du football français de bout en bout, en ayant eu toutefois le chic de toujours perdre avec eux, les anciens espoirs. Avant que tout le monde s’y mette, KOLB fait donc le bilan un rien précipité du mandat Domenech, histoire de dévoiler quelques raisons à ce désastre annoncé. Celui d’un type qui se plaît à jouer bien des rôles, sauf peut-être celui de sélectionneur…
Dans le naufrage orangé de vendredi soir, rares sont les Bleus à s’en être sortis la tête haute. Franck Ribéry est de ceux-là. Comme le symbole de ce joueur dont l’immense popularité vient contrer le relatif désintérêt que suscitent ces Bleus. Comme le signe que le phénomène autour de ce joueur insaisissable est plus complexe qu’il n’y paraît.
Difficile de ne pas frémir d'impatience alors que l'heure du coup d'envoi de ce Pays-Bas – France approche. La bonne nouvelle, c'est qu'il semble faire assez frais pour une fois et que la pelouse a l'air suffisamment irriguée pour permettre aux Bleus de Domenech de développer leur super jeu. Alors que les commentateurs s'échauffent tranquillement, François Lanaud, le réalisateur français aux manettes ce soir sur TF1, a la mauvaise idée de mettre à l'antenne un gros plan sur Thierry Henry... Kiki s'emballe déjà et frôle le claquage des cordes vocales. Comme toujours pour un match des Pays-Bas, les tribunes sont recouvertes d'un fort joli teint orangé. Larqué crée la première surprise de la soirée en trouvant la métaphore parfaite, parlant de « vagues oranges entrecoupées de flaques bleues ». En tout cas, la France doit se racheter, tout le pays est derrière les bleus, raison parfaite pour se casser la gueule...
- France
De la L1 à 668 millions d'euros aux divisions de district, KOLB en
pince un max pour tous les championnats de France. Surtout pour ceux
d'en-bas.
- Championnats européens
Parce qu’il y a une vie après la D2 roumaine, KOLB a gardé une place de choix pour les derniers championnats rock’n’roll
en Europe. Là où l’on a encore rien d'autre à proposer que de la bière,
de la sueur et des saucisses trop grasses. En route pour un aller sans
retour en Bundesliga, en Scottish Premier League et dans les
profondeurs de la Ligue Jupiler. Schengen nous voilà !
- Coupes d'Europe De déplacements anonymes dans quelque bourbier de l’Est en
naufrages scandinaves confidentiels sur W9, les Coupes d’Europe sont
l’occasion de rappeler que KOLB est une équipe française comme les
autres : borderline, loser et ne dépassant jamais les huitièmes de finale.
- Euro 2008 Après le miracle grec de 2004, l’Euro doit rester la vitrine d’un
football moche. D’autant que ce coup-ci, au pays d’Hermann Maier et de
Didier Cuche, ce sont les grandes équipes Joga Mochito qui passent les plats. Une occasion de plus pour la fine équipe de KOLB de continuer à remuer tout schuss côté coulisses.
- Equipe de France
Au pays des Bleus, les footix sont rois et KOLB toujours en
avance question hors-jeu. Surtout quand il faut fumer un sélectionneur
forcément incompétent, une liste des 22 qui a tout de l’erreur de casting
attendue et des titulaires qui ne seront jamais à la hauteur. Parce que, vue du bar,
la défaite doit rester en nous.
- International
En avant marges ! Notre webzine garde un œil éclairé sur les grandes
rencontres internationales. Surtout si elles se jouent en zone
CONCACAF, le temps d’une Coupe d’Asie enlevée ou sous les tropiques
anonymes d’Océanie. Pas de doute : pour KOLB, le foot c’est vraiment
mieux ailleurs.