N'empêche, tout le monde aura mis la main à la pâte afin de faire de cette rencontre d'apparence anodine, une sorte de finale de coupe du monde. Parce que l'Argentine, le Vélodrome, Marseille, Messi etc... Mais surtout grâce à l'ancien Big Mac sous coke, ceui qui lorsqu'il était encore svelte avait failli emménager dans la capitale phocéenne. On questionne donc tout le monde du foot sur Dieu et on fait raconter pour la trente deuxième fois à Hidalgo comment il s'est caché dans la cuisine de l'argentin pour le faire signer à l'OM. Et comme l'Equipe est incapable de remplir son hebdo sans souvenirs à la con, nous voici de retour dans le passé avec une salve d'articles guimauves, chouette.
Comme prévu après cette fantastique reprise post championnat d'Europe, Raymond a été reconduit dans ses fonctions. Une décision unanimement approuvée par la rédaction et fêtée via une soirée de tous les diables rassemblant pêle mêle Jimmy Algérino, des Tucs et de la Valstar. Les photos arriveront sous peu. Concentrons nous toutefois sur les raisons d'un tel plébiscite.
Comme prévu, la semaine européenne a été médiocre pour les clubs français. Comme prévu aussi, on sait déjà que le seul club qui s’en sortira avec à peu près la tête haute sera l’Olympique Lyonnais. Il serait alors évident de conclure que les Lyonnais filent tout droit vers leur huitième titre de champion. Pourtant, avec un peu de réflexion et pas mal de mauvaise foi, on peut tout à fait démontrer le contraire. Et anticiper la chute de l’empire aulassien.
Alors voilà, le cap des dix ans est passé et tout le petit monde médiatique et sportif va y aller de sa célébration. On va ressortir Gloria Gaynor, Stéphane Guivarc'h et peut-être même le géant Moussa de leur formol. Une célébration à la française, entre le désuet et le pathétique, la spontanéité naïve et la maladresse mercantile. Une fête de daube donc, n’empêchant pas les sentiments et surtout permettant de se poser la seule question qui vaille encore la peine : que reste-t-il en 2008 du 12 juillet 1998 ?
Il faut croire que c'était écrit. En tout cas sur KOLB, oui, puisque l'Edito datant de la fin du mois de mai faisait déjà savoir à la terre entière que la France ne sortirait pas des poules. C'est dommage parce qu'il faisait pourtant frais ce soir au stade Letzigrund de Zurich... L'affiche était alléchante avec cet énième remake de la finale de l'Euro 2000, opposant ni plus ni moins que les deux plus grosses déceptions de cette compétition. Côté tricolore, le peuple a exigé des changements et ils sont là. Le plus grand imposteur de France, derrière Jacques Chirac, s'est fourvoyé en suivant le vote par SMS et en laissant une fois de plus ses convictions au vestiaire. Après France - Roumanie, cette rencontre a surtout confirmé que M6 avait eu du nez pour cet Euro, retransmettant sans aucun doute les deux rencontres les plus insoutenables du tournoi en terme de jeu, loin devant un improbable et néanmoins raffraîchissant Autriche - Pologne. Ca doit être ça finalement une chaîne qui monte... Et puis, être obligé de supporter Thierry Roland relève du suplice : le maillot bleu, les confusions entre Evra et Benzema, la gouaille cocardière. Même pas un Leboeuf pour rattraper le coup. Faut dire qu'on ne pouvait en attendre davantage d'un type qui a fait de la calamité une éthique personnelle, ce qu'atteste l'ensemble de sa carrière.
- France
De la L1 à 668 millions d'euros aux divisions de district, KOLB en
pince un max pour tous les championnats de France. Surtout pour ceux
d'en-bas.
- Championnats européens
Parce qu’il y a une vie après la D2 roumaine, KOLB a gardé une place de choix pour les derniers championnats rock’n’roll
en Europe. Là où l’on a encore rien d'autre à proposer que de la bière,
de la sueur et des saucisses trop grasses. En route pour un aller sans
retour en Bundesliga, en Scottish Premier League et dans les
profondeurs de la Ligue Jupiler. Schengen nous voilà !
- Coupes d'Europe De déplacements anonymes dans quelque bourbier de l’Est en
naufrages scandinaves confidentiels sur W9, les Coupes d’Europe sont
l’occasion de rappeler que KOLB est une équipe française comme les
autres : borderline, loser et ne dépassant jamais les huitièmes de finale.
- Euro 2008 Après le miracle grec de 2004, l’Euro doit rester la vitrine d’un
football moche. D’autant que ce coup-ci, au pays d’Hermann Maier et de
Didier Cuche, ce sont les grandes équipes Joga Mochito qui passent les plats. Une occasion de plus pour la fine équipe de KOLB de continuer à remuer tout schuss côté coulisses.
- Equipe de France
Au pays des Bleus, les footix sont rois et KOLB toujours en
avance question hors-jeu. Surtout quand il faut fumer un sélectionneur
forcément incompétent, une liste des 22 qui a tout de l’erreur de casting
attendue et des titulaires qui ne seront jamais à la hauteur. Parce que, vue du bar,
la défaite doit rester en nous.
- International
En avant marges ! Notre webzine garde un œil éclairé sur les grandes
rencontres internationales. Surtout si elles se jouent en zone
CONCACAF, le temps d’une Coupe d’Asie enlevée ou sous les tropiques
anonymes d’Océanie. Pas de doute : pour KOLB, le foot c’est vraiment
mieux ailleurs.